GEOSUD – Données libres d’accès

Au service de la communauté scientifique et des acteurs publics

Initié par les membres fondateurs de la Maison de la Télédétection à Montpellier (AgroParisTech, Cirad, IRD et Irstea), le projet GEOSUD vise à développer une infrastructure de données satellitaires accessibles gratuitement à destination de la communauté scientifique et des acteurs publics engagés dans la gestion de l’environnement et du développement territorial.

Le projet est né en 2009 du constat qu’il existait de nombreuses barrières à l’utilisation de la donnée satellite : coût élevé, complexité pour trouver les bonnes images, questionnements quant à la pertinence des images sélectionnées, manque de compatibilité avec les outils de gestion… Il en résultait une sous-utilisation des données spatiales.

Images accessibles gratuitement à niveau national… et international

Dans le cadre de la mise à disposition de données spatiales pour la communauté scientifique, de nombreux phénomènes peuvent être observés et suivis, tels que la fonte des glaces (images régulières des glaciers en Himalaya, Pôle Nord, Pôle Sud, Andes, Montblanc), le taux de végétalisation des villes, la mesure de l’étalement urbain… GEOSUD permet d’accéder librement à une base d’imagerie satellitaire actualisée du territoire national : couvertures annuelles haute résolution, couvertures régionales d’archive, images sur des zones plus restreintes…

Initialement conçu à destination des acteurs français, la sous-utilisation de l’information satellitaire par la communauté scientifique a incité au développement d’un Pôle GEOSUD de niveau européen et international en télédétection et information spatiale.

Possibilité d’accéder à certaines images sur demande

De nouveaux jeux sont progressivement mis à disposition dans le cadre de l’EQUIPEX GEOSUD (couvertures annuelles haute résolution jusqu’en 2020, imagerie Pléiades…) qui a également la possibilité de répondre à des demandes particulières :

– Imagerie Haute Résolution (1.5m – 6m) à certaines dates
– Imagerie Très Haute Résolution (Pléiades 0,5m)
– Imagerie Radar (type TerraSAR ou COSMO-SkyMed, bande X, à partir de 1m)
– Imagerie sur des Pays du Sud dans le cadre de partenariats scientifiques ou pour le développement
– Autres types d’images (thermique, hyper spectral)

Usages les plus fréquents

– Occupation du sol
– Cartes SCoT
– Changement d’occupation du sol
– Calcul et suivi de l’étalement urbain
– Mesure du taux de remplissage des Zones d’Activité…

Le saviez-vous?

Les prestataires privés peuvent utiliser les données «gratuites» GEOSUD pour des applications à valeur ajoutée à destination des institutionnels, à condition que la mise à disposition se fasse via l’institutionnel et sur simple acceptation des conditions d’usages. Sous certaines conditions, les entreprises peuvent également accéder directement à ces données pour leurs activités de R&D.

Histoire insolite… au happy end

Très souvent, le traitement des cultures provoque un phénomène de pollution des nappes phréatiques par les nitrates, pouvant générer un problème de santé publique. Dans ce cadre, une directive européenne dite « des nitrates » visant à améliorer la qualité de l’eau a été éditée. Elle préconise un certain nombre de pratiques à destination des agriculteurs, dont le semis de cultures « pièges à nitrates » pendant les périodes d’automne-hiver. Pour contrôler le respect de ces prérogatives, les services publics de la DDT ont été sollicités.

Pour contrôler le respect de ces semis « piège », certaines collectivités ont fait appel à l’imagerie satellite. C’est le cas du département des Deux-Sèvres qui, pendant deux ans, a utilisé les images satellites pour vérifier que les agriculteurs respectaient la directive.

Au bout de la troisième année, très peu d’images ont pu être fournies à cause d’une mauvaise météo. Les services de la DDT ont donc dû procéder aux relevés sur le terrain. A leur grande surprise, aucun agriculteur avait manqué à son devoir de semer des cultures de transition. Pourquoi ? Parce que, d’un côté, ils avaient compris qu’ils pouvaient être facilement repérés. Mais aussi, et surtout, parce qu’en semant les cultures pièges ils se sont aperçus que les apports en azote qui en découlaient étaient très bénéfiques pour leurs cultures.

Une conséquence inattendue mais très heureuse de l’utilisation de l’imagerie satellitaire.

En savoir plus : http://ids.equipex-geosud.fr/